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Les chronomètres le plus couramment
utilisés en géologie sont basés sur la désintégration
radioactive de certains éléments chimiques, qui comportent des
variétés (isotopes) instables, susceptibles de se transformer en un
autre élément chimique à une vitesse rigoureusement déterminée (ce
sont de véritables horloges atomiques).
LE RADIOCARBONELa
méthode la plus connue du public est celle dite « du carbone 14 » (on
écrit : 14C), mais son application demeure limitée. La période
de désintégration de l’isotope 14C
étant de 5.600 ans, au bout de 40.000 ans, la quantité résiduelle de
cet isotope devient si faible que nos appareils ne peuvent plus la mesurer
: au-delà de cette valeur, la méthode ne peut donc plus être utilisée.
LA THERMOLUMINESCENCE
Comme
le 14C, la méthode de la thermoluminescence (TL) a d’abord
été mise au point pour les besoins de l’archéologie (datation de céramiques
ou de foyers), avant d’être adaptée au volcanisme. Cette
méthode consiste en l’étude de la désintégration radioactive d’éléments
tels que 238U, 232Th, 40K. Par un chauffage
rigoureusement contrôlé, on peut faire restituer au cristal l’énergie
emmagasinée, sous forme d’une émission
lumineuse. La mesure de l’intensité de cette luminescence
permet de calculer le temps qui s’est écoulé depuis la dernière fois
que le cristal a été chauffé. (…) Les
valeurs obtenues fixent un bon ordre de grandeur, mais sont toujours
entachées d’une importante marge d’incertitude. Elle n’en demeure
pas moins la méthode qui, et de très loin, a le plus apporté à la
chronologie des éruptions de la Chaîne des Puys (Lemptégy n’a pas été
daté autrement). LES DIAGRAMMES POLLINIQUES
Les
méthodes de mesures physiques peuvent être complétées par une autre
approche : la palynologie
(science des pollens). (…) Dans
les meilleurs cas, cette méthode peut être plus précise que les mesures
physiques directes sur les minéraux ou la lave. |